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Le blog de JP Cornevin

Le blog de JP Cornevin

Réaction à la situation politique française en partant de la vie quotidienne locale. Promotion et activité du PCF et du Front de gauche.

Publié le par CORNEVIN

 Geberit, leader de la fabrication de sanitaires, emploie 12 000 salariés, principalement en Europe. Cette multinationale, une des plus profitables au monde, avec une marge de 25%, plus du double de la moyenne, a décidé de fermer l’usine Allia de La Villeneuve-au-Chêne qui était bénéficiaire. 

 

Celle de Digoin, en Saône-et-Loire, a été rendue déficitaire en lui retirant quasiment deux tiers de sa production.. En tout, 257 salariés et leurs familles sur le carreau ! Sacrifiés sur l’autel du profit via une délocalisation dans une usine portugaise qui est dans l’incapacité d’absorber la production des usines françaises. Mais peu importe, la Portugal a deux lois El Komri d’avance sur nous.

Dans ce paradis low-cost, avec son Smic bloqué à 600 euros par la droite et sa législation taillée sur mesure pour le patronat, où les ouvriers peuvent travailler jusqu’à 14 heures par jour, tout est permis. Un syndicaliste de la confédération générale des travailleurs portugais (CGTP), présent à Troyes la semaine dernière, déclarait que «la moitié des ouvriers souffrent de troubles psychiques ou musculo-squelettiques car ils travaillent dans des conditions indignes». 

 

La trahison du gouvernement socialiste

Les salariés d’Allia, conscients qu’une riposte “franco-française” ne suffira pas pour sauver leurs emplois, ont entamé une tournée des autres sites européens. Après avoir envahi le siège social de Geberit dans la banlieue de Zürich, ils ont fait le déplacement à Lisbonne, dans une usine de production où, reçus par le syndicat CGTP, ils ont pris connaissance des terribles conditions de travail qui y sont imposées. Jeudi dernier, ils étaient aux tribunal des Prud’hommes de Troyes afin d’obtenir la requalification en CDI des contrats de quinze intérimaires, au motif qu’ils occupent, depuis des mois, des postes clés sans lesquels l’usine de la Villeneuve-au-Chêne ne tournerait pas.

La fermeture d’Allia est un nouvel épisode de la triste chronique de la casse de l’industrie française prise dans les griffes des prédateurs du capitalisme financier. La trahison du gouvernement socialiste a ouvert une brèche béante dans laquelle risquent de s’engouffrer allègrement la droite et l’extrême droite si, par malheur, demain, ils arrivent au pouvoir. 

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Publié le par CORNEVIN
Saine réaction citoyenne face au voeu de la honte du Fn

L' intervention de JP Cornevin :

"il s'agit de faire part au conseil municipal de notre plus vive indignation ainsi que celle de la population, devant cette tentative des élus du Front National d'instrumentaliser, comme ils le font partout, dès lors qu'on leur en offre la possibilité, le malheur et la souffrance d'hommes, de femmes et d'enfants qui fuient la guerre, les bombes meurtrières afin d'attiser encore et encore les peurs, en délivrant un discours de haine et d'intolérance.

Si on ne s'élève pas énergiquement et fermement contre ces idées là, nous courront vers de sombres années.

Ce voeu, qui est en fait le copier coller d'une charte initiée par le Maire d'extrême droite d'Hennin Beaumont, représente ce qu’il y a de pire dans nos sociétés : le rejet de l’autre, l’absence de compassion et de solidarité, la division des êtres humains…

Ce qui est dit dans ce voeu est contraire à tout ce qui fonde notre république : liberté égalité fraternité.

J'ai honte pour mon pays, et pour ma commune qu'une telle déclaration puisse être lue dans une assemblée d'élus de la République.

Et je m'étonne d'ailleurs que vous ayez accepté de l'inscrire à l'ordre du jour.. car au delà de son contenu profondément stigmatisant envers les familles de refugiés et contraire aux valeurs de la République, ce vœu est mensonger et sans objet concernant la commune de St André puisque les directives qu'ont reçues les préfets concernant le démantèlement de " la jungle de calais" sont claires: les communes où se trouvent déjà un centre d'accueil de demandeurs d'asile, les CADA, ne seront pas sollicitées pour accueillir des familles de réfugiés, et c'est le cas de St André les Vergers.

Il y a toujours eu des désaccords politiques entre majorité et opposition, mais ce qui nous réunit tous ce sont les valeurs de la République : Liberté, égalité, Fraternité, ce sont des mots qui ont du sens et qu'on enseigne à nos enfants...

Je le dis ici haut et fort, le front national n'est pas un parti Républicain et c'est pour cela même qu'il ne s'encombre pas de sentiments pour fouler au pied régulièrement les mots: liberté, égalité, Fraternité.

L’identité historique du Front National est tout, sauf républicaine. Ce parti politique ne se réclame en rien de notre « Liberté, Égalité, Fraternité ». Pour mieux s’en convaincre, ce ne sont pas les démentis du FN qu’il faut écouter, ce sont ces journaux qu’il faut lire et ces sites Internet qu'il faut consulter. Leurs lectures nous renseignent précisément sur les rapports que le Front National entretient avec la République dans les coulisses de son fonctionnement idéologique. En particulier sur ce qui est son « Panthéon » politique. Car les grandes figures historiques qui font l’histoire, l’identité et la fierté de ce parti s’appellent, Charles Maurras, créateur de la revue d'extrême droite action française et adorateur comme la famille Le Pen de Pétain, Alexis Carrel, membre sous l'Occupation du PPF parti pro-nazi dont une rue de notre commune portait le nom et que nous avons débaptisée etc... Tous les théoriciens auxquels se réfèrent le FN n’ont cessé de haïr, d’insulter, de ridiculiser et de maudire les Lumières, la Révolution française, la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen, l’Égalité, la Démocratie.

Aujourd'hui le Front National tente de se présenter comme un parti anti système.En défense du peuple, des « laissés-pour-compte » de la crise, mais son projet politique est avant tout celui d’un nationalisme exacerbé qui ne remet en cause ni le capitalisme, ni le libéralisme, ni la course au profit, ni la concentration des richesses dans les mains d’une minorité.

Le FN n’est pas l’ami des salarié-es !

Les élus FN à l’Assemblée nationale ne portent en rien des propositions en faveur des salarié-es : rien sur le SMIC, rien sur la défense des retraites, rien sur l’éducation, rien sur la santé, rien sur une fiscalité plus juste !

Des millions de gens ne peuvent plus se soigner.. Au nom du remboursement de la dette on ferme des hôpitaux, on démantèle les services publics. La politique d'austérité fait des ravages pendant que les riches sont toujours plus riches, mais Le FN n'a pas un mot contre les 25 000 milliards € détournés dans les sociétés offshore« les fameux Panama Pappers »,15 fois le pib français.. 2 fois la dette cumulée des pays européens.. 10 fois celles des pays du 1/3 monde.

En France ce sont 80 milliards d'€ qui sont détournés chaque année de la solidarité nationale vers les paradis fiscaux.

Ceux qui affament la planète ont été pris la main dans le sac, mais le front national s’en prend aux pauvres êtres qui pour sauver leur vie des bombes meurtrières, demande simplement un peu d'humanité.

Le FN préfère parler religions, Burkini..... Il détourne la souffrance des gens pour la mettre au service de ses insupportables fantasmes sécuritaires.

Il y a quelques années encore, on pouvait se contenter de s'offusquer des dérapages des Le Pen et de ses petits soldats. La semaine dernière dans la presse locale le responsable départemental du FN a annoncé tranquillement que lorsque les Le Pen seront au pouvoir « tous les immigrés clandestins seront reconduits, de même que tous les bi-nationaux s'ils n'ont pas de travail ». Il a déclaré tout aussi tranquillement que toutes les religions n'ont pas la même valeur" ce qui en dit long sur ce que l'extrême droite ferait, une fois au pouvoir, de "la liberté de conscience" qui fait partie des Principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.

Mais aujourd'hui il ne s'agit plus de s'offusquer, il faut combattre fermement ces idées. Regarder ce qui se passe en Europe.. la peste brune avance. En Hongrie l'extrême droite au pouvoir construit des murs de barbelés pour se protéger de l'étranger.. En Pologne on interdit l'IVG, on ferme les télévisions qui ne pensent pas comme le pouvoir en place etc... En France, à Henin Beaumont et à Hayange, l'extrême droite au pouvoir.. s'en prend aux associations qui ne pensent pas comme elle. Dans ces communes, le secours populaire accusé de faire de la politique, est menacé d'expulsion, c'est la population qui a due s'opposer aux huissiers pour éviter l'expulsion.

Mais en fait la raison profonde qui motive le FN c'est qu'il ne supporte pas les valeurs de solidarités universelles défendues par le secours populaire français.

Voilà le vrai visage du FN. En fait le FN est fidèle à ce qu'a toujours été l'extrême droite en France, un parti nationaliste, raciste et violent dont il nous faut combattre les idées sans aucune concession et c'est ce que nous faisons ce soir."

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Publié le par CORNEVIN
FERMETURE D'ALLIA :STOP AU DOUBLE LANGAGE DES CHIENS DE GARDE DU PATRONAT !

Les salariés de l'usine Allia à La Villeneuve-au-Chêne et leurs familles ne veulent pas se contenter de l’indignation et de la mansuétude habituelle des élus. Ils veulent des actes et ils ont raison.

A ce sujet, le double langage des élus et de certains partis politiques doit être dénoncé !

On ne peut pas déplorer localement la casse industrielle et les dégâts sociaux qu’elle engendre et voter contre toutes les mesures visant, justement, à empêcher ces licenciements boursiers proposées à l’Assemblée Nationale et aux Sénat par les élu-e-s communistes. C’est pourtant le cas des parlementaires, Les Républicains, au premier rang desquels les cinq aubois, de ceux du FN et de la quasi totalité des socialistes.

C’est un secret de polichinelle : les fermetures d’entreprises ont rarement pour origine des difficultés économiques. Il s’agit le plus souvent de conserver des marges de profit nécessaires au maintien ou à l’augmentation de la part revenant aux actionnaires. C’est donc bien davantage la financiarisation de l’économie qui est en cause, favorisée par une succession de décisions politiques, de choix économiques et fiscaux d’inspiration ultra-libérale ou les salariés relégués au rang de variables d’ajustement sont considérés comme un “coût” à réduire.

Qui osera nous expliquer que le groupe Suisse Geberit, dont dépend l’usine Allia, est en difficulté, alors que c’est une des entreprises industrielles les plus profitables au monde, avec une marge de 25%, plus du double de la “moyenne” !

La première action utile, que devraient mener toutes celles et ceux qui veulent s’opposer à la fermeture de l’entreprise Allia, serait de se joindre au mouvement contre la loi travail, plébiscité par la droite et l’appareil socialiste.

Un des articles les plus régressifs de cette loi préconise que le motif économique doit être désormais apprécié en France, et non plus en fonction de la bonne santé d’un groupe au niveau mondial. Du pain bénit pour les multinationales. Il leur suffirait d’afficher pendant plusieurs trimestres consécutifs une baisse de commandes ou du chiffre d’affaires de leur filiale française pour justifier des licenciements. Un jeu d’enfant pour leurs experts financiers qui pourront, en toute impunité, fabriquer ces éléments de toutes pièces en jouant sur les flux financiers.

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Publié le par CORNEVIN
Condamnés pour avoir défendu l'emploi !

Un collectif de soutien aux huit syndicalistes de Goodyear vient de voir le jour dans l'Aube. Il rassemble les Unions départementales, CGT, FO, FSU, UNSA et CFDT, les fédérations du PCF et du PS, le PG, Ensemble, la LDH et la JC.

Ces organisations expriment leur profonde indignation et leur colère suite à la condamnation de 8 ex-salariés Goodyear à 24 mois de prison, dont 9 mois fermes, assortis de 5 ans de mise à l’épreuve. C’est un véritable scandale et une atteinte grave aux libertés syndicales !

Cette condamnation s’inscrit dans un mouvement sans répit de criminalisation de l’action syndicale, qui s’accentue jour après jour. Le collectif de soutien Aubois rappelle que, dans une région fortement frappée par le chômage, dans le cadre d’un conflit social âpre où les salariés étaient engagés contre la casse de 1 173 emplois, luttant pour leur dignité et le devenir social de leur famille, un accord de fin de conflit avait été signé entre la direction de Goodyear et le syndicat majoritaire de l’entreprise. Cet accord, conclu après une bataille de sept ans, actait, entre autre, l’arrêt de toutes les poursuites judiciaires contre les militants syndicaux.

C’est le procureur de la République qui a décidé de poursuivre l’action judiciaire, donc l'état, donc le gouvernement Valls - Hollande.

Pour la fédération de l'Aube du PCF, c’est un acte politique important que de se mobiliser pour cette cause, car cette condamnation en dit long sur l’état de notre société. Alors que de plus en plus d’usines ferment, laissant des territoires entiers saignés à blanc par le chômage et la précarité du travail, nous assistons à une explosion des inégalités. Aujourd’hui, 1% de la population mondiale possède plus que les 99%.

Les criminels, ce sont ceux qui délocalisent et ferment les usines. Ce sont ceux mettent leurs magots à l’abri du fisc dans les paradis fiscaux. Les militants, qui se font les porte-voix de la défense des libertés syndicales et démocratiques, des combats pour l’égalité et la justice sociale, n’ont pas à être traités comme des délinquants par des textes qui sont faits pour sanctionner des voyous. Permettre que s’installe la criminalisation de ceux qui luttent pour le bien commun et faire du souci de la sécurité une arme contre nos libertés, serait entrer dans des chemins bien obscurs, qu'il faut refuser.

Après les terribles années Sarkozy où la répression syndicale s’est abattue sur les militants d’entreprises, une proposition de loi d’amnistie syndicale avait été proposée par la CGT et présentée par les députés communistes en 2013. Le gouvernement a refusé d’en débattre. Il avait déjà choisit son camp : celui des patrons contre celui des travailleurs.

Le collectif en appelle à l’ensemble des citoyens, des salariés, aux militants, aux syndicats d’entreprises, aux associations, aux partis politiques pour qu’ensemble nous fassions la démonstration de notre force. Des initiatives sont d'ores et déjà prévues, notamment une délégation en préfecture et un débat public.

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Publié le par CORNEVIN
Casse de l’emploi : A chaque fois le même scénario !

Avec la mise en redressement judiciaire du groupe Cauval et la mise en liquidation de sa filiale de Bar-sur-Aube, qui emploie 170 salariés sur les 420 encore présents sur le site, c'est la destruction de ce qui reste d’emplois industriels dans l’Aube qui se poursuit.

Depuis 20 ans, combien de scénarios identiques à celui qui se déroule aujourd’hui à Bar-sur-Aube ?

Sodimédical, Petitjean, Simpa, RPC (ex-Cellatose), les milliers d’emplois sacrifiés de la bonneterie auboise, etc. à chaque fois, des salariés mobilisés pour défendre leurs emplois. Un savoir-faire reconnu, plébiscité même, malgré des conditions de travail souvent précaires, comme celles des salariés de Cauval, où le travail s’effectue sans chauffage pour des salaires tout juste au SMIC. Comme à chaque fois, un patron grand dévoreur d’argent public qui, pour autant, délocalise tout ou parties des productions dans les pays à plus faibles salaires et protection sociale.

Par exemple : Silberman, le patron de Cauval, doit 55 millions d’euros à l’URSSAF. Ce patron “à l'agonie” vient de toucher 10 millions d’euros du Conseil général des Yvelines, de s’offrir une usine flambant neuve en Chine et de vendre, pour 14,5 millions d’euros, la licence Tréca aux Chinois.

On connait le résultat de cette politique. La France a perdu près de 40% de ses emplois industriels depuis 1980 - moins deux millions d'emplois -, c'est un taux de chômage de 13% dans l’Aube, des milliers de familles qui vivent des minima sociaux et, qui plus est, sont stigmatisées par les gouvernements successifs qui préfèrent s'attaquer aux petites gens sans emploi plutôt qu’au chômage.

A chaque fois, des élus, la main sur le cœur, jurent qu’ils feront le maximum pour empêcher les fermetures d’usines. On se rappelle du candidat Hollande concernant la sidérurgie à Florange. Plus près de nous, les femmes de Sodimédical se souviennent du président F. Hollande, affirmant qu’il ne laisserait pas s’en aller leur gagne-pain. On connaît la suite. Samedi, le député aubois des Républicains, Nicolas Dhuicq a été plus prudent. Tout en assurant, bien entendu, les salariés de Cauval de son soutien (cela ne coûte rien), il a prudemment précisé que le dossier lui semblait compliqué. Ce n’est pas en tout cas la loi El Khomri, qu’il s'apprête à voter, qui aidera les salariés à sauver leurs emplois. Bien au contraire !

Alors, la faute à qui ?

A tous les libéraux de droite et du Parti socialiste qui ont toujours refusé de voter la proposition de loi déposée à chaque début de législature par les députés communistes, visant à interdire les licenciements boursiers. Cela ferait déjà quelques milliers d’emplois de sauvés.

A tout ceux qui ont accordé sans contrepartie de l’argent public aux entreprises (200 millions par an) pour qu’il aille dans les poches des actionnaires (CICE, etc.) au lieu de relancer la consommation par l’augmentation des salaires et des pensions.

A tout ceux qui refusent de donner de nouveaux pouvoirs aux salariés afin que ces derniers puissent avoir leur mot à dire sur les choix stratégiques de leur entreprise et qui, au contraire, s’apprêtent à réduire les droits des salariés en torpillant le Code du travail.

La solution par qui ?

Par les salarié-e-s eux-mêmes, qui doivent prendre conscience que d’autres choix existent et que c’est par la lutte et l’élection de député-e-s du peuple qui représentent vraiment leurs intérêts que le sursaut viendra et qu’enfin le progrès social pourra reprendre sa marche en avant en France, en Europe et dans le monde.

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Publié le par CORNEVIN
les producteurs agricoles francais victimes du libéralisme économique

Depuis plusieurs semaines les éleveurs de porcs, lait, viande sont mobilisés et expriment colère et inquiétude.

Un vaste plan social qui n'en porte pas le nom guette les producteurs français. Le diagnostic est connu, démantèlement des outils de régulation, libéralisation des marchés, dumping social, concentration de l'agriculture au profit des géants de l'agro-alimentaire et de la grande distribution.

Faute d'affronter le sujet de prix agricoles rémunérateurs, comme celui des travailleurs détachés en Europe, les mesures gouvernementales de l'été dernier n'auront été qu'incantatoires. Aujourd'hui, le gouvernement s'installe dans de nouvelles annonces au parfum de réchauffé. Les 290 millions d'euros supplémentaires alloués au plan de soutien à l'élevage ne répondront que partiellement aux producteurs les plus en difficulté.

Des solutions durables existent.

Le droit à une alimentation de qualité pour tous appelle à une vraie politique de gauche. La proposition de loi déposée en septembre 2015 par les parlementaires du Front de gauche est à disposition pour apporter de vraies solutions aux éleveurs et faire échos aux mouvements paysans.

Nous proposons de légiférer sur la réduction des marges et pratiques abusives dans la grande distribution. Les prix agricoles doivent faire l'objet de négociations annuelles et pluralistes à travers des conférences des prix. Les filières alimentaires relocalisées doivent être soutenues, l'indication d'origine des produits agricoles appliquée.

L'Europe doit reconquérir l'ambition de sa souveraineté alimentaire. Elle doit se doter d'outils de gestion et de planification, tels des stocks régulateurs, des prix indicatifs... Pour que la PAC soit au service de l'intérêt général, il faut faire échec au projet de Traité Transatlantique.

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Publié le par CORNEVIN
St André : 50 000 € pour les caméras, pas un centime pour les familles !

Au lendemain des élections régionales, les décisions prises par le Conseil municipal de Saint-André-les-Vergers caractérisent bien les choix politiques actuellement dominants dans notre pays.

Décision a été prise d’installer cinq caméras de vidéo protection. Bien que St-André soit une commune relativement épargnée par la délinquance, dixit le rapport, “quelques incivilités sont constatées”, il a été décidé de réponde positivement à ce qui correspond, d’après le maire, à une demande de la population.

L’opposition de gauche, s’est interrogée sur une telle opération qui va coûter 50 000 euros au contribuable (sans compter la maintenance) avec une efficacité qui reste à démontrer.

J'ai argumenté sur le fait qu'au nom du développement de la vidéo surveillance, décidée par le gouvernement Sarkozy, on réduit les effectifs de police. 12 000 poste de policiers et de gendarmes ont été supprimé dans le cadre de la RGPP (réforme générale des politiques publiques) depuis 2007.

La démonstration peut être faite également à Saint-André-les- Vergers ou le poste de police, qui devait être installé dans un quartier, ne l’a pas été et, dernièrement, la majorité municipale a diminué d’un agent l’effectif de policiers municipaux.

Le développement d’une police de proximité qui a une action démontrée sur la prévention de la délinquance reste pour l’opposition le meilleur choix.

Le rapport suivant proposait d’augmenter les tarifs de l’accueil de loisirs primaire et maternel du fait d’une modification en profondeur du dispositif d’aide de la CAF. Pas de notre fait, c’est défendu le maire,

Je lui ai rétorqué qu'il avait là l’occasion de tenir compte de ce qui s’est exprimé aux élections régionales; du sentiment qu'a la population de ne pas être entendu par rapport aux difficultés de la vie quotidienne. Je connais personnellement beaucoup de jeunes parents salariés, qui ne peuvent plus mettre leur enfant en centre de loisir tellement que le prix est dissuasif.

Proposez une augmentation de près de 6% pour un couple au smic, c'est faire preuve de mépris !”

Le Maire a décidé de répondre positivement aux demandes sécuritaires de son électorat en y injectant 50 000 euros du budget municipal et d'ignorer les difficultés sociales que rencontrent un nombre croissant de familles dryates ?

Voilà une politique parfaitement injuste”, L’extrême droite qui, sans surprise, a voté pour l’installation des caméras, a voté également avec la droite l’augmentation des tarifs de l’accueil loisir.

JPC

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Publié le par CORNEVIN
Après le 2ème tour des élections régionales

Dimanche, en se mobilisant bien davantage qu'au 1er tour les électeurs de la grande région Est ont évité le pire.

L'extrême droite raciste et son idéologie de haine, son programme d'injustice et de discrimination sociale ne seront pas aux commandes de notre région !

Nul doute qu'il aurait été préférable que cette mobilisation se produise dès le 1er tour et que les idées de justice sociale, de transition écologique, de démocratie citoyenne portées par le Front de Gauche soient au cœur de la campagne électorale.

Même si le FN ne dirigera aucune région, sa progression ronge,élection après élection, les fondements mêmes de la République.

En cela, immense est la responsabilité des gouvernements successifs qui ont maintenu depuis dix ans, contre l'avis d'une majorité de Français, une politique d'austérité de plus en plus dure et autoritaire, sur l'ordre des vautours de la commission européenne.

Comme l'est celle des médias, qui à force de banaliser et de verser jusqu'à l'ivresse le discours du FN ont fini par laisser penser à une partie des Français que la bête immonde pouvait être caressée.

Le Front de Gauche n'a certes pas été aidé par le peu d'intérêt -et c'est un euphémisme- que lui ont porté les médias nationaux, mais il doit lui aussi s'interroger, avec l'ensemble de ses composantes, humblement et sans plus attendre, sur les raisons pour lesquelles il n'a pas été entendu.

Il nous faudra, c'est certain, d'autres mobilisations bien plus importantes encore pour qu'adviennent des jours meilleurs pour notre peuple.

Le PCF n'y renoncera jamais. Pour cela, Il nous faut dès maintenant construire ce grand rassemblement populaire dans lequel se reconnaîtront l'immense majorité des hommes et des femmes de notre pays, qui, face à ce capitalisme qui broie la nature et les hommes, aspirent à vivre mieux dans une société de paix sans haine et sans violence, où les richesses produites par tous doivent permettre à chacun de vivre dans la dignité.

JPC

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Publié le par CORNEVIN

Au lendemain du 1er tour des élections régionales, nous sommes dans une situation d’extrême danger pour notre pays du fait du score très élevé du Front national.

La responsabilité des gouvernements successifs qui ont maintenu depuis dix ans, contre l'avis d'une majorité des Français, une politique d'austérité de plus en plus dure et autoritaire est immense.

L'impasse politique, économique, sociale dans laquelle ils se sont acharnés à enfoncer le pays a nourri un profond rejet dont le résultat est le désastre politique auquel nous assistons aujourd'hui.

La liste « Nos vies d’abord » conduite par Patrick Peron a travaillé à ouvrir un autre chemin, contre l’austérité, pour la solidarité et le progrès humain. Son résultat est insuffisant mais notre ambition demeure intacte pour l’avenir.

Dans notre région du Grand Est, une victoire du parti d'extrême droite est une perspective que nous rejetons car la discrimination déclarée de son programme libéral-populiste constitue un refus des valeurs d'égalité, de liberté et de solidarité de notre République, et il est encore possible d’empêcher son accession à la présidence.

En maintenant coûte que coûte sa liste pour le second tour, au risque même de favoriser la victoire de l'extrême droite, Jean Pierre Masseret prend une décision irresponsable, et ne peut par cette attitude prétendre représenter les électeurs et les valeurs de gauche.

Pour le second tour nous invitons donc nos électeurs et, au-delà, tous les électeurs de gauche et les abstentionnistes à se mobiliser massivement dans les urnes en votant en toute responsabilité pour la seule liste susceptible d’empêcher l’extrême-droite d’accéder à la présidence de la région Grand Est.

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Publié le par CORNEVIN
Le gouvernement valide la retraite à 63 ans !

L'incroyable revirement du Parti socialiste sur la question des retraites laisse sans voix. Comment ce parti peut-il encore s'offusquer du rejet qu'il suscite dans son électorat et parmi les autres partis de gauche ?

Depuis qu'ils sont au pouvoir, les socialistes ont validé et aggravé le mal qu’avait fait la droite pendant vingt ans.

Petit rappel :

• En 2010, la droite a fait passer le droit à retraite de 60 à 62 ans. Elle a fait passer le nombre d’annuités cotisées de 37,5 à 41,5 entre 1993 et 2020. Plus différentes mesures qui feront baisser les pensions de 25,5% entre 2011 et 2060 (d’après le Conseil d’orientation des retraites).

Tout cela s’est produit alors que le PIB doublait et que la France devenait plus riche que jamais elle ne l’a été dans son histoire. Avec cette régression des retraites, les inégalités se sont creusées.

Chaque fois depuis 20 ans, la gauche a combattu ces mesures de régression.

En 1993, Balladur a fait passer la première loi violente contre les droits du secteur privé, en plein été.

À l’hiver 1995, Juppé s’est heurté à une grève quasi générale qui l’a obligé à annuler et à différer tout une partie de sa contre-réforme anti-retraites.

En 2003, il y eut 140 jours de lutte, 11 journées nationales de grève enseignante, 9 journées interprofessionnelles de lutte. En 2010, il y eut 8 millions de participants au moins une fois aux différentes manifestations.

Le PS a bénéficié électoralement de ces combats.

En 1997, il a gagné les élections dans la foulée des galères de Juppé. En 2004, il a gagné 20 régions sur 22 en profitant du mécontentement issu du grand mouvement social non satisfait de 2003.

En 2010, le Parti socialiste était présent dans les manifestations qui défendaient la retraite à 60 ans à taux plein avec les huit syndicats du pays.

Il s’opposa dans son "projet", comme dans le programme du candidat à la présidentielle, au report de l’âge légal et à l’allongement du nombre d‘annuités.

En 2012, le PS a gagné la présidentielle et les législatives en profitant d’un climat de forte contestation sociale dans le pays.

Six mois à peine après son élection, il s'est attaqué aux retraites avec la même violence que la droite.

Le recul progressif en trois ans des pensions, additionnant différentes mesures fiscales et l’augmentation de la TVA, peut-être estimé entre 4 et 7%.

Le gouvernement socialiste a fait voter un allongement des annuités de cotisations de 41 ans et 3 trimestres en 2020 à 43 ans en 2035.

Et aujourd'hui, il entérine la revendication du Medef en introduisant dans le système une nouvelle arme contre le droit à une retraite décente : un malus dont le premier effet est de porter l'âge effectif de départ à 63 ans.

Et cela alors qu’il y a quatre millions de chômeurs dans notre pays !

Jean-Pierre Cornevin

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