Jeudi 12 novembre 2009


On le savait déjà depuis longtemps, pour le gouvernement l’éducation n’est pas une priorité.

Mais on peut considérer comme un véritable scandale, la décision du ministère de l’Education nationale de supprimer près de 70 % du budget servant à financer l’Aide au travail scolaire, les ateliers culturels et sportifs dans les écoles situées en Zone d’Education Prioritaire (ZEP).
 Ainsi donc les enfants les plus défavorisés de La Chapelle St Luc, de Troyes, de Romilly etc. sont les nouvelles victimes des coupes sombres budgétaires du gouvernement.

Cette dotation servait déjà à financer l’accompagnement éducatif des écoles élémentaires suite à la suppression des 3000 postes d’enseignements dans les RASED (Réseaux d’Aide Spécialisés aux élèves en difficultés) Elle est désormais autoritairement transférée à l’unique charge des communes, elles-mêmes déjà étranglées financièrement suite aux multiples désengagements de l’état.

Rappelons que cela fait suite, en outre, à la suppression expéditive en 2007 des auxiliaires de vie scolaire (AVS) qui avait laissé sans ressources des centaines de personnes, principalement des femmes seules avec un enfant qui pensaient avoir trouvé avec cet emploi une issue à leur vie de misère.
Le bilan de la droite devient carrément insoutenable
Depuis 2003 elle a supprimé en tout 60 000 postes d’enseignants On peut parler maintenant d’une véritable entreprise de dépeçage de l’éducation nationale. 16 000 nouvelles suppressions de poste sont budgétées pour 2010

Et cela alors même que les problèmes sociaux dûs à la crise s’accentuent et demandent des moyens supplémentaires d’urgence pour rétablir l’égalité des chances. Alors que les besoins sont immenses pour permettre à chacun d’accéder à un haut niveau de culture commune et une formation de qualité. Alors qu’il faudrait une véritable mobilisation nationale sur les enjeux de l’école et du système éducatif. On assiste à tout le contraire. Conséquence de cette politique c’est une école à deux vitesses qui se met en place, les parents qui pourront se le permettre financièrement se tourneront de plus en plus vers les cours particuliers voire l’école privée pour l’éducation de leurs enfants. Pour les autres ce sera dans la plupart des cas, la galère.

La lutte contre l’échec scolaire devrait être une priorité absolu Situation insupportable pour Marie Françoise Pautras, maire adjointe à la Chapelle St Luc en charge de l’enseignement qui entend mobiliser contre cette décision inique et obtenir du rectorat qu’il rétablisse les moyens initiaux : La lutte contre l’échec scolaire devrait être une priorité absolu, cela détermine la destinée d’un enfant.
Au lieu de cela le gouvernement préfère décréter le couvre feu pour les enfants de 13 ans plutôt que de mettre les moyens pour leur accompagnement scolaire " Déclare-t-elle. D’ores et déjà à La Chapelle st Luc les réactions des enseignants, des parents, des élus sont vives. Comment accepter un tel désengagement de l’état alors que dans le même temps les contribuables les plus fortunés continuent à profiter du bouclier fiscal leur permettant de réduire leurs impôts. Que les restaurateurs viennent de bénéficier d’un chèque de 3 milliards d’euros. Que les entreprises se voient gratifiées de 12 milliards d’aides supplémentaires notamment au travers de la suppression de la taxe professionnelle.
Scandaleux c’est bien le mot qui convient.

JPC


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Dimanche 8 novembre 2009

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Jeudi 5 novembre 2009

 Restructurations, chômage partiel, non-renouvellement des CDD, fermetures de sites… la casse de l’emploi industriel ne connaît pas de trêve. Devant l’ampleur des dégâts annoncés, les conséquences directes pour la vie de milliers de familles, le désespoir pousse comme du chiendent sur les toits des usines abandonnées. Pendant ce temps là, on annonce la reprise. Pour la bourse et les actionnaires

Les profits des entreprises du Cac 40 explosent, les banques françaises sauvées de la faillite par l’état, il y a à peine une année, continuent de plus belle à verser des bonus.  Simultanément, les  PME déclarent rencontrer des « problèmes de trésorerie » et les banques ne cessent de leur rationner le crédit.

Pendant ce temps là le nombre d'emplois salariés a encore diminué en France de 74 100  unités au 2ème trimestre 2009, Plus de 400 000 postes ont été supprimés depuis un an.

Le PDG de Petitjean invente « le redresseur durable »

Avec plus de 12000 privés d’emploi l’Aube bien sûr n’est pas épargnée. Sur une année le nombre de chômeurs est en hausse de 17,5% et la litanie des entreprises en difficultés s’accélère d’autant plus que certains patrons profitent de la situation de crise pour réduire leurs effectifs afin d’augmenter la productivité et par conséquent leurs profits.
Dans l’Aube il y a des exemples très caractéristiques comme Kléber/michelin qui après avoir versé en 2008, 245 millions d’euros à ses actionnaires (215 millions en 2007) impose plusieurs semaines de chômage partiel à ses salariés. Il y a Olympia où la PDG exerce un odieux chantage à l’emploi en menaçant de déposer le bilan si elle est contrainte de payer la somme pour laquelle elle a été condamnée pour le licenciement injuste de 47 salariés. Il y a Petitjean où le nouveau PDG italien a dû renoncer, grâce à l’intervention des syndicats, au transfert de la fabrication des grands mats en Italie et de l’activité aluminium, ce qui aurait condamné à court terme l’existence de l’entreprise dryate. Changement de tactique, la direction de Petitjean invente un nouveau concept et embauche un directeur général qui se présente comme «  un homme de redressement  durable ». Cela en dit long pour la suite….. Mais  Que dire de l’agonie de l’ex usine Valéo à Ste Savine qui de repreneur en repreneur est passée en 10 ans de 600 salariés à moins de 50 aujourd’hui. De la SMB dont les ouvriers sont contraints de monter la garde jour et nuit dans leur entreprise depuis qu’ils ont surpris des ouvriers allemands en train de démonter leurs outils de travail alors même qu’ils avaient signé un plan de sauvegarde de l’emploi avec leur patron. Du dépôt de bilan de  la SIRC à Marigny-le-Châtel qui met sur le grill les 283 salariés, alors que depuis 2006 les syndicats avaient tiré la sonnette d’alarme sur la mauvaise gestion de la direction, en pure perte. Ou de l’entêtement du directeur de EMO à vouloir faire valider un nouveau plan social qui va réduire l’effectif d’un tiers et au final une nouvelle partie de la charge de travail de l’usine troyenne qui va prendre la direction de l’usine roumaine. Etc

Des élus qui demandent aux salariés de se soumettre

Cette situation est d’autant plus difficile à vivre par les salariés aubois en proie aux menaces de licenciement qu’ils ne peuvent pas compter sur la mobilisation des députés et sénateurs aubois pour défendre leur emploi. Depuis une décennie, innombrables sont les exemples de fermetures d’entreprises auboises où les salariés ont trouvé devant eux des pouvoirs publics ou des élus leur demandant de se soumettre, de se résigner à la loi du marché en acceptant le sort qui leur est promis ! Et pour cause, cette loi du marché, c’est la feuille de route de la droite celle de l’Europe de la concurrence libre et non faussée  dont l’objet est de pérenniser le dumping fiscal et social en France et en Europe.

Tout cela pose en toile de fond la question de la finalité de l’entreprise :

L’entreprise est-elle là pour gaver son patron et ses actionnaires de millions d’euros ou est-elle là pour permettre à ses salariés en échange de leur force de travail de recevoir un salaire qui leur permette de vivre dans la dignité et la sérénité ?

Emploi ou actions, le problème est bien là.

 L’un des ressorts de la formidable crise de système actuelle est le pillage des ressources du travail par les actionnaires, les fonds de pension et autres fonds d’investissement, avec leurs exigences de rendement à deux chiffres allant enfler la bulle spéculative des marchés financiers.
Toute la stratégie mise en œuvre par le gouvernement et son appareil politique, l’UMP  vise à rétablir, à coups de centaines de milliards d’euros, leur rentabilité.

Du côté des donneurs d’ordres, la priorité est au cash, pas à l’investissement productif et salarial, donc toujours à l’étranglement de leurs sous-traitants. La France pourra-t-elle sortir de la crise sans des pans entiers de son industrie ? Son industrie pourra-t-elle être facteur de croissance sans investissement dans l’emploi, les salaires et la formation ? L’argent doit-il être réorienté prioritairement dans cette direction ?

A travers le drame que vivent de plus en plus de salariés à qui on arrache, en les privant d’emploi, leur unique ressource, ce sont ces questions de fond qu’il faut traiter. Ce sont des choix politiques que les communistes entendent bien faire vivre dans la campagne des prochaines élections régionales.

JPC

 


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Jeudi 29 octobre 2009


Les Français à qui l’on demande de se serrer la ceinture apprécieront.

Un rapport de la Cour des comptes fait état de quelque 171 millions d’euros dépensés par l’Etat français pour présider l’UE au 2e semestre 2008, ce qui en a fait l’une des présidences les plus coûteuses de l’histoire. La Cour épingle notamment le sommet de l’Union pour la Méditerranée en juillet, financé de manière dérogatoire et sans décision formelle sur le budget de la présidence européenne, pour un total de 16,6 millions d’euros.


La folie des grandeurs.

 Philippe Séguin, le Président de la cour des comptes remarque d’abord que les dépenses ont été très supérieures aux présidences françaises précédentes de 1995 (14,1 millions d’euros) et de 2000 (56,9 millions), et aussi à celles des autres présidences les plus récentes, situées entre 70 et 80 millions d’euros.

Les 16,6 millions d’euros consacrés au sommet de l’Union pour la Méditerranée, le 13 juillet 2008 à Paris ont servi par exemple à un réaménagement complet du Grand palais pour trois heures de réunion, avec 91.500 euros de moquette éphémère, 194.900 euros de jardinières et 136.000 euros consacré au fond de scène.

A cette occasion le dîner des chefs d’Etat a coûté 1.010.256 euros, soit 5.050 euros par personne et "l’installation  pour 4 heures ! d’une douche à l’usage du président Sarkozy pour un prix de 245.772 euros". Sans n'est même pas servit !

jpc


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Mercredi 21 octobre 2009

Plus la rigueur de l'hiver approche, plus les propos lénifiants de l'été sur la fin de la crise s'envolent.

 " Le CAC 40 au plus haut depuis un an " titrait le journal "Les Echos" du mardi 13 octobre.














En clair cela veut dire que ceux qui sont précisément responsables de la crise financière ont à nouveau les mains dans la confiture.

Ce n'est pas le cas  pour les salariés dont les rémunérations sont pressurisées, dont le pouvoir d'achat est laminé
par la hausse des prélèvements et la baisse des remboursements sociaux, dont l'emploi est sacrifié sur l'autel du profit et des incessantes restructurations, dont les moyens d'accès à des services publics de qualité, (santé, enseignement, la poste, Edf-Gdf, France Télécom, les impôts..), sont de plus en plus réduits. Tout comme demeure restreint l'accès au crédit bancaire.

Jamais la politique de la France n'a été aussi injuste.

Et pourtant Sarkozy, Fillon, Darcos, Hortefeu, Lagarde, Woerth n'en finissent pas de vanter les bienfaits de leur politique. Des bienfaits dont chacun, à l'aune du projet de budget 2010 pourra bientôt mesurer les effets. Une nouvelle saignée dans la fonction publique  (340000 suppressions d'emplois), un cadeau fiscal de 12 Mds d'Euros au patronat avec la suppression de la taxe professionnelle, une attaque sans précédent contre la démocratie locale et l'emploi public territorial avec le projet de loi Balladur, la mise à contribution des ménages les plus modestes avec la taxe carbone. voilà quelques-unes des prévisions sociales pour les 12 prochains mois.

Cerise sur le gâteau : les Français assistent médusés au sacre de Jean Sarkozy à qui l'on offre sur un plateau la gestion de l'Epad le plus grand centre d'affaire européen où se brassent des milliards d'euros.

Dans cette situation l'enjeu des élections régionales est considérable.

Pour la deuxième partie de son quinquennat, Sarkozy a besoin de s'appuyer sur des régions soumises à sa politique. Avec l'appareil UMP, Il prépare activement le rendez-vous régional avec des ambitions de reconquête affirmées, et cela en rassemblant y compris la droite souverainiste de De Villiers et le CPNT de Nihous.

La reconquête des pouvoirs régionaux est considérée par la droite comme un moyen de relancer l'adhésion à son projet politique, de se donner de nouveaux moyens de le mettre en œuvre, comme un tremplin pour accélérer le remodelage économique, institutionnel et politique de notre société.

Si elles veulent gagner, les forces qui combattent sa politique doivent lui opposer des projets régionaux qui dessinent une vraie alternative, un autre chemin pour l'avenir des régions et de notre société.

Nous devons alerter toutes celles et ceux qui souffrent de la crise, qui aspirent à de profonds changements politiques sur ce qui se prépare, sur les enjeux de ces élections et les appeler à se rassembler pour construire une autre offre politique, porteuse de réponses à la crise et aux urgences populaires, porteuse d'alternative réelle à gauche.

 

Pour cela le rassemblement de la gauche est absolument nécessaire. 

Les communistes aubois réunis en assemblée départementale samedi 17 octobre dernier ont estimé que ce rassemblement doit se faire sur la base de deux principes forts :

1) Le contenu du projet régional :

Face à la crise extrêmement grave que traverse le pays, au chômage qui augmente aux délocalisations qui sévissent, les politiques régionales doivent être à la hauteur des enjeux et passer à une étape supérieure en devenant des points d'appui afin de promouvoir des politiques économiques durables, socialement solidaires, réductrices d'inégalités.

Face au  démantèlement des missions de services publics planifié par l'UMP, les régions doivent s' engager dans la reconquête et le développement des services publics. Transports, santé, éducation, enseignement supérieur et recherche, petite enfance, formation, logement...etc.... voilà des orientations vitales pour la vie de nos concitoyens qui peuvent servir de base à un large rassemblement de la gauche. Il va sans dire que cette volonté affirmée de sortir notre  région (et les autres) des logiques de marchandisation exclut  de fait tout accord politique avec les libéraux du Modem.

2) Un rassemblement sans hégémonie :

 Le rassemblement doit aussi se faire sans hégémonie aucune d'une formation politique sur une autre. Il y a certes des rapports de force à respecter mais il y a aussi des réalités concrètes, incontournables, notamment le bilan de l'action des élus communistes dans le cadre de la majorité régionale actuelle et singulièrement celle de Pierre Mathieu. C'est ainsi que l'assemblée départementale des communistes aubois a unanimement estimé légitime de proposer que Pierre Mathieu  conduise la liste de rassemblement de la gauche dans le département de l'Aube et cela quels que soient les contours du rassemblement qu'ils adopteront en novembre prochain .

D'ici au mois de mars les hommes et les femmes de progrès, les organisations de gauche ont l'occasion de repousser la politique injuste de l'UMP. En se joignant dès maintenant à celles et ceux qui  résistent au quotidien, comme ce fut le cas pour la votation citoyenne contre la privatisation de la poste. En se mêlant aux futures élections régionales afin de faire entendre leur voix pour que la gauche se rassemble aux élections régionales sur la base d'un projet conforme à l'attente des populations.

JPC


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Lundi 12 octobre 2009

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Jeudi 8 octobre 2009

On s’était résigné au lynchage anticommuniste des « entre deux tours d’élection » à Romilly dans les colonnes de l’Est Eclair.
Les Aubois vont-ils devoir s’habituer à ce que ce même journal vole au secours de l’UMP aux premières difficultés que rencontre l’appareil sarkozyste ?

Ce qui est certain, c’est que les « Tricasseries » de samedi dernier avaient comme seul objectif de décrédibiliser la votation citoyenne contre la privatisation de La Poste organisée par les syndicats et les partis de gauche. Etrangement, on a pu lire dans le brûlot de L’Est Eclair les mêmes mots entendus tout le week-end dans la bouche des pontes de l’UMP.
A croire que la direction de l’Est Eclair reçoit des consignes directes de ce parti. Le titre de l’article des « Tricasseries » est sans ambiguïté : « Consultation bidon ».
Le porte- parole de l’UMP dit :
« vaste complot ». L’Est Eclair affirme que « les urnes sont ouvertes...à tous vents ». Le porte-flingue de l’UMP, F. Lefèvre a vu des personnes « voter 22 fois », L’Est Eclair croit savoir que l’on peu voter : « 20 fois si ça vous chante ». Estrosi, Le ministre de l’industrie, s’offusque de son coté des « conditions dans lesquelles a été effectuée la consultation » avant de sombrer : « cela me rappelle les grandes heures de l’Union Soviétique »
L’Est Eclair, hors période électorale, fait plus fin avec :

« Evidemment, il n’y a aucune raison qu’on triche. D’abord, à gauche on est honnête. On ne bourre jamais les urnes. Ni au PCF, ni au PS. C’est bien connu. »

Bref, Le niveau des arguments utilisés par l’UMP et ses satellites montre que la droite est sous le choc et que l‘ampleur de l’expression des Français a fait mouche. ...On continue

JPC


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Vendredi 25 septembre 2009

Les salariés de Kléber /Michelin à la Chapelle St Luc vont devoir chômer 10 jours d’ici la fin de l’année. Le prétexte invoqué par la direction est " la dégradation des marchés ". La crise à bon dos !

En fait l’objectif de la direction est de continuer ce qu’elle a engagé depuis de longues années : freiner ou réduire la masse salariale en supprimant des emplois et en faisant pression sur les salaires pour répondre aux exigences sans bornes des actionnaires. Les chiffres sont éloquents : De 2000 à 2008, la part des salaires dans la production s’est réduite de 5,3 points, tandis que les dividendes, eux, ont progressé de 147 millions d’euros sur 8 ans. Alors que la part des salaires s’est réduite de 15%, les dividendes ont été multipliés par 2,5. (voir tableau)

 

Ces dernières années, des milliers d’emplois ont d’ores et déjà été supprimés et plusieurs sites de fabrication sacrifiés comme l’usine de Kléber Toul.
 L’usine de La Chapelle comptait près de 1800 salariés il y a encore une douzaine d’années. L’annonce du chômage partiel à La Chapelle St Luc fait partie d’un nouveau plan de réduction de 3000 emplois en France que vient d’annoncer la direction du groupe.
Pour se justifier, cette dernière fait état d’une baisse des volumes des ventes de 24,4% au premier trimestre 2009. Mais les dirigeants taisent leurs propres responsabilités dans cette chute des ventes. Alors que la productivité a augmenté de 20% ces deux dernières années (ce qui devrait entraîner une sensible baisse des prix des pneumatiques et donc permettre la conquête de nouveaux marchés) Michelin augmente de 11% les prix de ses pneumatiques au cours du premier trimestre 2009.

En 2008, la baisse des ventes qui avait commencé a eu, en fait, un impact financier très limité (244 millions d’euros) si on le compare à l’impact de l’augmentation du prix des matières premières (804 millions d’euros) : Pourquoi ?
 Parce que Michelin, afin de maintenir les profits de ses actionnaires - voire de les augmenter comme c’est le cas -, a utilisé tous les dispositifs de flexibilisation du travail pour adapter sa production aux commandes, sur le dos des salariés :

licenciement des intérimaires et des CDD après avoir imposé congés et RTT aux salariés en CDI, mesures de chômage partiel comme à La Chapelle St Luc etc.. Et cela tout en maintenant sa politique salariale désastreuse. Alors qu’aujourd’hui, Michelin voudrait, avec la mise en place de ces restructurations, aller plus loin en faisant supporter l’essentiel de l’impact des nouvelles baisses de ventes aux salariés, il y a au contraire l’occasion de faire tout autrement.

Au lieu des suppressions d’emplois, il faut faire monter des solutions alternatives :

Revoir la politique des prix, utiliser le ralentissement de la production pour des mises en formation massives, lancer de nouveaux projets au lieu de sacrifier les investissements pour maintenir les dividendes,
faire la clarté sur les mouvements de fonds dans les filiales, notamment la société internationale de plantation d’hévéas-SIPH. Car Michelin se dit victime de l’augmentation des matières premières, mais n’at- il pas eu en même temps des retombées financières importantes émanant de ses 21000 hectares de plantation d'hévéas au Brésil ?


JP Cornevin




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Jeudi 10 septembre 2009

 

Troyes à bien failli être le sombre théâtre du 22ème suicides de salariés à France Télécom. Heureusement les jours du technicien du centre de Pont Ste Marie  ne sont plus en danger. Mais quand est ce que la direction de France Télécom prendra la mesure des drames qui se jouent dans ses murs. Comment ne pas voir dans cette litanie, la main d’un management de terreur qui vise à transformer un service public performant en une entreprise privatisée ou ne règne que la seule  logique de la rentabilité.

Accroître encore et toujours la productivité, abaisser de nouveau et sans trêve le coût du travail, ce sont les ressorts qui ont permis à France Télécom d’engranger 4 milliards d’euros de profits en 2008 et de verser 1,40 euro de dividende par action. Il faut savoir ce qu’on veut…

Notre société souffre du capitalisme et ce qui se passe à France Télécom  en est la face émergée.

Parmi les gâchis provoqués par le capitalisme, les ravages humains ne sont pas les moindres et ils accompagnent toujours la destruction de l’outil de travail. Que d’espoirs brisés, de dévalorisation de soi, sont provoqués par la précarité à laquelle une majorité de salariés sont désormais astreints ! A cause des logique capitaliste, c’est le travail lui même qui est malade, parce que les aspirations à se réaliser sont niées et la dignité bien souvent malmenée.

Le sort des salariés de France Télécom et leur mal-être concernent toute la société.

Commencer tout de suite à transformer le système qui nous mène au bord de la catastrophe, c'est possible, urgent et nécessaire. Il faut des mesures pour reconstruire une économie qui permette des conditions de vie digne pour chacun, où l'avenir ne serait pas synonyme d'angoisse, tel est le combat du Parti communiste français.

JPC


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Mardi 7 juillet 2009


 "
Ils ont troqué leur col Mao.
Pour une tenue plus libérale
Le vieux slogan du père Guizot Est devenu leur idéal
Nos soixante-huitards en colère.
Reprennent un refrain peu banal
C'est enrichissez-vous mes frères
 En guise d'Internationale

Ce n'était alors que jeunes imbéciles.
Le poil au menton
Ce n'était alors que jeunes imbéciles.
Les voilà vieux cons"


                                                           Les jeunes imbéciles
                                                                  (Jean Ferrat)

Le chef de file d’Europe Écologie compte parmi les soutiens du premier ministre pour prendre la tête de la Commission européenne

En totalisant 16,28 % des suffrages, ( 11,62% dans l’Aube) le 7 juin dernier, la liste Europe Écologie a créé la surprise du scrutin européen. Au coeur de la crise, face à un Parti socialiste incapable de dégager des lignes claires, la liste menée par Daniel Cohn-Bendit est apparue comme un recours, tant les enjeux écologiques semblent transcender les différences politiques. José Bové, candidat à l’élection présidentielle de 2007 au nom de l’antilibéralisme, rejoignait alors un Cohn-Bendit figure de proue revendiquée du libéralisme européen, sans que les électeurs ne semblent y trouver d’incohérence majeure. Réunissant ses troupes, samedi, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), et confiant dans sa stratégie, Daniel Cohn-Bendit s’est donc autorisé un pas de plus en soutenant publiquement la candidature de François Fillon pour succéder à José Manuel Barroso à la tête de la Commission européenne. Appelant, dans la foulée, les « écolos » du PS et du Modem à le rejoindre.

Après François Bayrou, le chef de file d’Europe Écologie tente de réécrire, à moins d’un an des élections régionales, le scénario d’une recomposition politique affranchie des clivages politiques.

 Ni droite, ni gauche. Pour dénoncer les affres de la social-démocratie - « La gauche doit comprendre qu’elle va dans le mur, qu’elle n’a plus de projet. (…) Le socialisme européen est moribond -, l’ex-leader soixante-huitard n’en explique guère les origines. Et pour cause, lui-même votant sans rechigner, à l’instar des socialistes européens, l’essentiel des directives libérales proposées par la droite, au mépris parfois de la plus élémentaire solidarité à l’égard de son propre groupe. S’inspirant de  Sarkozy, passé maître dans l’art de brouiller les cartes, Daniel Cohn-Bendit veut pourtant voir chez les Verts « les gentils animateurs d’une gauche qui doit retrouver son âme et son projet ». Au nom d’une « culture du rassemblement et de l’ouverture », et parce qu’il veut être « en permanence ouvert au débat politique »,

Cohn-Bendit voudrait faire oublier à bon compte les contradictions fondamentales qui surgissent de la concurrence libre et non faussée qu’il soutient, et les dégâts écologiques qu’un tel acharnement à défendre les dogmes ultralibéraux engendre.
Un débat que les Verts devront un jour ou l’autre trancher.
                                                         Passy connh 


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Jeudi 11 juin 2009


Je tiens avant tout à féliciter les militants communistes et ceux du Parti de gauche pour leur formidable engagement durant la campagne des élections européennes qui a permis au Front de gauche un résultat en net prorès sur 2004. (voir l’analyse ci-après) Mais l’abstention est bien sûr le fait politique majeur de cette élection. L’UMP a su mobiliser son électorat ce qui lui permet de communiquer sur le fait qu’il n’y aurait pas eu de vote sanction envers la politique de Sarkozy.

Ce qui est caractéristique à l’ensemble des pays européens (mis à part la Grèce) et par là même étonnant, c’est qu’en pleine crise du capitalisme, la droite qui est le principal promoteur de ce système réussisse à renforcer significativementson nombre d’élu au parlement européen.

Cela met en avant d’une part l’échec de la social-démocratie qui a fait allégeance au libéralisme, d’autre part l’incapacité encore à l’heure actuelle de la gauche radicale à représenter une alternative crédible.

En France et notamment pour la gauche, ce qui va compter maintenant c’est l’analyse politique que vont faire l’ensemble des partis politiques qui la composent.

Concernant le Parti communiste français, je pense que l’expérience du Front de gauche que nous avons initiée vient d’être validée par les urnes. Nous pouvons voir à travers cette démarche un espoir partagé par des millions d’hommes et de femmes qui attendent un déclic à gauche. Il nous faut donc sans attendre, forts de ce résultat positif, réaffirmer l’objectif qui est le notre en lançant un appel à l’élargissement du front de gauche sur la base de contenus qui répondent à l’aspiration des peuples avec une stratégie de rassemblement faisant fi de toute hégémonie.

L'analyse dans l'Aube

39,43% des aubois se sont rendus aux urnes le 7 juin (80 260 votants) soit 2,14% de moins qu’en 2004 (-3904 votants). 39,14% de votants sur la circonscription EST - 37,20% en Champagne Ardenne.

Dans ce contexte le Front de gauche dans l’Aube réussit un score de 4,97% ( + 1,3%) sur 2004 (+ 794 voix) ce qui le situe au dessus de la progression nationale qui est de (+ 0,6%). Egalement au-dessus de la progression de la circonscription puisque le Front de gauche réalise dans l’Est 3,89% soit + 1% sur 2004. Et ( + 20 000 voix). Le Front de gauche aubois réalise le meilleur score des 4 départements de Champagne - Ardenne.


A gauche : 

  Le PS à 14,60%, perd 10,58% (- 9384 voix) soit pas loin de la moitié. Plus faible score de champagne Ardenne.

 

  Le NPA avait obtenu avec LO 2,45% en 2004, il réalise 3,59% soit +1,14%. Notons que sur le plan national, le NPA ne réussit pas le score qu’il espérait. Cependant sur la circonscription il est devant le Front de gauche avec 5,65%. Il n’y a que dans deux départements qu’il se situe derrière le Front de gauche : l’Aube et la Nièvre.

 

  LO s’est complètement marginalisée en faisant le choix de partir seule (1,56%). Elle fait 1,46% sur la circonscription.

 

  Europe écologie réalise 11,62% à - 2,65% de son score de circonscription. (+ 7,05% sur 2004). Au delà du réel intérêt que porte la population à la préservation de la planète, cette liste a également bénéficié du contexte d’atonie complète du débat politique et a constitué pour une partie des électeurs un vote refuge. Cela étant même si bien sûr nous faisons nôtre, la nécessité d’agir pour la préservation de la planète (Voir les propositions du PCF pour un développement durable et solidaire de la planète) il est évident que la mise en oeuvre d’une politique respectueuses de l’environnement ne peut pas se concevoir dans une Europe qui fait sienne le traité de Lisbonne.

A droite :

 

  L’UMP bénéficie de l’abstention de l’électorat populaire et réussit à mobiliser ses électeurs. Avec 31,96 c’est une progression de + de 10% sur 2004. Il continue de siphonner l’électorat du FN qui réalise 9,13% (- 5,63%) Les listes Libertas (De Villiers étant quasi stables).

 

  A noter que l’UMP dans l’Aube fait mieux que dans la circonscription (29,18%) et mieux qu’au niveau national 27,87%.

 

  Le MODEM fait 9,36% légèrement moins que la moyenne de circonscription (9,43%) et un point de plus que le national. Dans l’Aube l’UDF avait réalisé 10,09% en 2004.


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Samedi 6 juin 2009

Dimanche 7 juin comme eux : 
VOTEZ FRONT DE GAUCHE !
Parmi les 180 membres du comité national de soutien aux listes du Front de gauche, on note la présence de : Samir Amin, président du Forum social des alternatives  ; Ariane Ascaride, comédienne ; Guy Bedos, artiste humoriste ; Christian Bénédetti, metteur en scène ; Hamida Ben Sadia, militante des droits de l’homme ; Bernard Cassen, universitaire et journaliste  ; Patrick Chamoiseau, écrivain ; Charb, dessinateur  ; Edmonde Charles-Roux, romancière ; Didier Daeninckx, écrivain ; Régis Debray, philosophe  ; Sophie de la Rochefoucault, comédienne ; Dernard Defaix, militant pour les services publics ; Bernard Doray, psychiatre ; Philippe Foulquier, metteur en scène ; Alain Foix, écrivain, philosophe ; Bernard Friot, professeur des universités Nanterre ; Nicolas Frize, compositeur ; Roland Gori, psychanalyste  ; Robert Guédiguian cinéaste ; Janette Habel, politologue ; François Hajdi-Lazaro, chanteur ; Hervé Hubert, psychiatre, psychanalyste ; François Labroille, conseiller régional d’Île-de-France ; Mehdi Lallaoui, réalisateur, conseiller régional d’Île-de- France ; Alain Lance, écrivain et traducteur ; Hélène Langevin, directrice de recherche émérite au CNRS ; Didier Le Reste, syndicaliste cheminots ; Thierry Le Paon, syndicaliste Moulinex ; Jean Lojkine, sociologue  ; Magyd Cherfi, chanteur, écrivain ; Ricardo Montserrat, écrivain ; Gérard Mordillat, écrivain, réalisateur  ; Jacques Niconoff, dirigeant du Mouvement populaire d’éducation populaire M’PEP ; Dominique Noguères, avocate ; Gérard Noiret, poète ; Chantal Pacteau, chercheuse au CNRS ; Henri Pena-Ruiz, philosophe ; Dominique Plihon, professeur à l’université Paris-XIII ; Jack Ralite, sénateur de Seine-Saint- Denis ; Ignacio Ramonet, journaliste et fondateur d’ATTAC ; Georges Reyes, réalisateur ; Jacques Rigaudiat, sociologue ; Marcel Rigout, ancien ministre  ; Michèle Riot-Sarcey, professeure d’histoire contemporaine ; Jean Ristat, écrivain, directeur des Lettres françaises ; Jacques Sapir, directeur d’études à l’École des hautes études de sciences sociales ; Georges Séguy, résistant, déporté, ancien secrétaire général de la CGT ; Lucien Sève, philosophe ; Bernard Sobel, metteur en scène ; Bruno Solo, acteur ; Arlette Téphany, comédienne ; Marcel Trilllat, réalisateur ; André Valverde, metteur en scène ; Marc Vieillard, écrivain ; Michel Vovelle, historien  ; Jean Ziegler, membre du Conseil des droits de l’homme de l’ONU...
 La totalité de la liste et également celle des 46 économistes qui soutiennent le Front de Gauche peut être consultée sur le site Internet de l’Humanité


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Je souhaite que ce blog vous permette de mieux connaître mes engagements, mes actions, mes partis pris … en tant que militant de terrain, citoyen engagé pour changer la vie, répondre aux besoins et aux aspirations des hommes et des femmes du département. Ce blog sera un lien utile entre nous, un lieu d’information et d’échanges qui accueillera, je l’espère, vos nombreux commentaires, contributions, remarques.
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TEMOIGNAGE DE PALESTINE

 
De retour des territoires palestiniens occupés et d’Israël

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"CE QUE NOUS AVONS VU !"

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ON LUTTE, ON VOTE BIEN !!

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