Rassemblons-nous contre la politique de casse sociale du gouvernement, mais aussi pour exprimer avec force les propositions qui devraient demain constituer le coeur d’une véritable politique de gauche.
Chacun sait aujourd’hui ce qu’ont coûté à notre pays, à nos concitoyens, cinq ans de pouvoir sarkozyste. Cinq années de grave régression sociale et démocratique au cours desquelles les tentations les plus brutales, les plus autoritaires ont refait surface. Certains épisodes, comme le discours de Grenoble sur les Roms, sont même à compter au nombre des heures sombres de la République Française. Mesures antisociales et casse des services publics, réforme régressive des retraites et explosion des inégalités, délitement de notre tissu industriel et démantèlement de la République et de la démocratie locale via la réforme territoriale, etc. Le tableau est catastrophique. La France est devenue une monarchie présidentielle où règnent des barbouzes à tous les étages du palais, si l’on considère les affaires dans lesquelles trempe la garde rapprochée du petit monarque de l’élysée. Peuton imaginer ce que deviendrait la France au terme d’un second mandat de Sarkozy et ses acolytes de l’UMP ? Que deviendraient l’école publique, la sécurité sociale, le système de santé public hospitalier… ?
UNE ÉVIDENCE : LA VICTOIRE DE LA GAUCHE EST ESPÉRÉE
La victoire est-elle possible ? Oui, mais si l’on ne veut pas qu’elle se transforme rapidement en déception, la gauche toute entière doit entendre l’appel qui monte dans le pays pour une profonde transformation de notre société. La gauche n’est pas condamnée à se rassembler autour du moins-disant, surtout quand la crise élève nécessairement le niveau des réponses à apporter.
On n’attend pas de la gauche qu’elle rende la crise un peu moins douloureuse que la droite ou utilise les mêmes remèdes comme en Grèce et en Espagne. Le capitalisme mène le monde au bord du gouffre, c’est un fait dorénavant partagé bien audelà du mouvement communiste et anticapitaliste. On attend donc de la gauche qu’elle se hisse au niveau des enjeux et porte une alternative politique où l’humain passe avant la finance.
LA VRAIE PRIMAIRE À GAUCHE
En ce sens, les mobilisations sociales, celle du 11 octobre et celles qui suivront doivent se faire l’écho d’une telle exigence. D’ici à mai 2012, le Front de Gauche et ses candidats vont faire en sorte que s’aiguise le contenu d’un réel changement. Oui ou non voulons- nous la maîtrise du secteur bancaire et financier pour mettre hors d’état de nuire les spéculateurs ? Oui ou non faudra- t-il donner des pouvoirs nouveaux aux salariés ? Oui ou non la gauche doit-elle rétablir la retraite à 60 ans à taux plein et augmenter les salaires ? Ils ne sont pas le problème mais au contraire la solution. Oui ou non faudra-til jeter les bases d’une VIème République et refonder l’Europe ?
Aujourd’hui, tout le monde à gauche ne s’accorde pas sur ces questions. Le débat doit avoir lieu et la véritable primaire de la gauche sera le premier tour de l’élection présidentielle.
JPC



