Sans l’apport des 4 millions de voix de Jean Luc Mélenchon en faveur de François Hollande, la défaite de Nicolas Sarkozy aurait été impossible. Le nouveau gouvernement est désormais en place. Avec les élections législatives, il s’agit maintenant de créer les conditions de la réussite du changement.
Pour nous réussir le changement, c’est répondre concrètement aux besoins populaires en termes de pouvoir d’achat, d’emploi, de logement, de protection sociale, d’éducation… Cela exige de rompre avec les politiques d’austérité en France et en Europe, de mettre la finance au service de l’économie et non l’inverse : l’Humain d’abord ! Rappelons-le ce sont les députés qui votent les lois.
Pour les 5 ans qui viennent il est donc primordial pour la gauche de disposer de la majorité des députés à l’Assemblée nationale, et qu’au sein de celle-ci soit élue suffisamment de députés du Front de Gauche. Il serait illogique que la nouvelle majorité ne soit pas à l’image de tous ceux qui ont contribué à la défaite de Nicolas Sarkozy et se prive de leur apport.
Soulignons qu’avec un scrutin à la proportionnelle, le Front de Gauche pourrait disposer, sur la base des résultats de la présidentielle de 67 députés… Face aux pressions de la droite et du FN, des marchés financiers l’élection de nombreux députés du Front de Gauche, s’appuyant en permanence sur l’action des citoyens, sur le mouvement social, est la meilleure assurance face aux renoncements toujours possibles.
Faire élire une majorité de députés de gauche à l’image de la diversité de celle-ci se joue dans chaque département. Compte tenu de la forte influence de l’UMP et du FN dans l’Aube, il nous semblait efficace, dans le cadre d’un accord national de mettre en place une offre politique adaptée et respectueuse des différents sensibilités des électeurs.
Une offre qui permette à coup sur d’écarter l’élimination de la gauche au second tour, la ou le risque existe, une offre qui permette aussi d’envisager des victoires sur la droite, une offre qui donne ses chances à toutes les composantes de la gauche qui ont permis l’élection de François Hollande, faut-il déjà le rappeler ? Pourquoi les aubois seraient-ils éternellement condamnés à n’être représentés que par des députés de l’UMP quand Nicolas Sarkozy ne rassemble que 30% des électeurs aubois ? C’est dans cet état d’esprit que nous avions fait part de notre disponibilité à contribuer à l’accord national qui n’a pu au final se conclure.
Ce que nous regrettons, car cela rend plus difficile dans l’Aube le combat pour empêcher l’élection de 100 % de députés de l’UMP et faire reculer le Front National. Pour autant notre détermination reste totale et nous appelons les électeurs qui souhaitent des améliorations significatives pour leur quotidien, à utiliser le vote en faveur des candidats du Front de Gauche qui ne sont guidés que par un seul objectif : être partout utile à la réussite du changement.
Nous voulons faire gagner l’Humain d’abord !
Communiqué de la fédération de l'Aube du PCF
Le résultat de Jean-Luc Mélenchon est le meilleur score aux présidentielles d'un candidat soutenu par le PCF depuis 1981.
Grâce au Front de gauche, à toutes les forces politiques qui le constituent, grâce aux centaines de milliers de citoyens investis dans l’action syndicale ou associative, la gauche de transformation sociale est de retour. La gauche qui entend s’attaquer aux pouvoirs des marchés financiers, aux privilèges des forces de l’argent, sans quoi aucune politique de progrès n’est possible, a marqué l’élection présidentielle de son empreinte.
Et dans les consciences de nos concitoyens, je suis persuadé que la portée des idées que nous avons su mettre en avant, va bien au-delà du score réalisé. La route est ouverte, à nous de s’y engager tête haute.
Ce dont nous devons être le plus fiers, c’est d’avoir été, durant cette campagne, en première ligne de la résistance contre l’extrême droite. Nous avons porté sur notre dos l'essentiel du combat. Qu’aurait été le score du FN, si nous ne l’avions pas mené ?
Pas de percée de l’extrême droite dans l’Aube
Dans notre département, le score du Front national est supérieur à sa moyenne nationale. Cela est difficile à encaisser pour qui comprend la vrai nature de ce parti xénophobe, qui tente de distiller la haine et la division parmi nos compatriotes. Il ne faut rien céder à l’objectif qui est le nôtre de réduire à néant l’influence de l’extrême droite partout dans le pays. Il est cependant tout à fait faux de parler d’une percée de l’extrême droite dans l’Aube. à la présidentielle de 1995, elle représentait déjà 24,35% des voix ; 25,47% en 2002. En partie siphonné par Sarkozy en 2007, le total extrême droite représentait tout de même 18,39%. On peut donc dire qu’en 2012, avec 25,13%, l’extrême droite représenté cette fois que par un seul candidat, retrouve son score habituel dans l’Aube et c’est beaucoup trop.
Cumul droite, extrême droite dramatique
La circonstance aggravante dans notre département est bel et bien le cumul droite, extrême droite qui culmine depuis trop longtemps autour de 65% avec une pointe dramatique à 70,87% en 2007 (Bayrou compris).
L’Aube est donc depuis plusieurs décennies , sous le joug de la droite la plus conservatrice, la plus réactionnaire. Dès lors, on comprend mieux pourquoi notre département a été véritablement dépouillé par les délocalisations. Jamais les salariés en lutte n’ont trouvé les relais politiques nécessaires pour défendre leurs emplois. Et pour cause, l’écrasante majorité des élus aubois épouse les thèses de la droite et de l’extrême droite. Comment expliquer autrement le fait que le président du Conseil général, puisse se permettre de lancer une véritable «fatwa» contre les salariés de Sodimédical en appelant les maires à se désolidariser de leur combat ? Comment peut-on expliquer autrement que par un terrain politique «favorable» le fait de voir plus de vingt maires aubois parrainer la candidature de l’extrême droite ?
Le 6 mai, votez pour François Hollande
Tout commande donc d’opérer un grand coup de balai. Il faut d’abord chasser le président des riches. Un premier pas a été accompli dimanche mais ne nous y trompons pas, la droite, avec les puissances d’argent qu’elle représente, ne va pas lâcher prise sans tenter l’impossible pour conserver le pouvoir. Ils vont donc se mobiliser.
Le 6 mai, sans ambiguïté, je vous invite à faire gagner la gauche en votant pour F. Hollande. Parce que le changement est urgent, je veux une gauche qui réussisse, qui améliore sans attendre la vie quotidienne des aubois. Elle doit tirer toutes les leçons du passé, ne pas céder aux pressions des puissances financières et refuser d’appliquer le projet de traité européen Sarkozy-Merkel.
Le 10 juin, élisez des députés du front de gauche
Voilà pourquoi, après avoir élu ensemble un président de la République de gauche, le 6 mai, il conviendra de constituer une majorité de gauche, bien ancrée à gauche à l’Assemblée Nationale, dès le 10 juin, avec des députés du Front de Gauche au service exclusif de la défense et de la promotion de vos intérêts, pour une France où ce qui domine c’est l’Humain d’abord.
Le sort qui est fait aux 52 salariés de Sodimédical émeut la France entière, mais les
petits notables du conseil municipal s’en sont allé se coucher tranquillement lundi dernier après leur avoir refusé un geste de solidarité.
Les Sodimédical étaient d’abord venus devant cette assemblée d’élus rechercher (il est vrai sans guère d’illusion) le soutien politique qui leur permettrait de conserver leur emploi, pour travailler et vivre dans l’Aube.
Il y avait là un ministre, celui de l’Economie, il y avait un député, des conseillers généraux, bref tout le gratin qui fait la pluie et le beau temps dans notre département. Elles ont brandi leur pancarte, « les élus avec le peuple pas contre le peuple ». On leur a proposé l’aumône, comme les riches aiment tant le faire.
« Je suis prête à vous faire un chèque personnel » s’est même exclamée une élue verte pleine de compassion, avant de se ressaisir et de préciser que ce n’est pas à la ville d’apporter une aide. Baroin n’aurait pas mieux fait.
Cela m’a fait penser aux paroles de V. Hugo : « Vous voulez les pauvres secourus, moi je veux la misère supprimée ». Les temps n’ont pas beaucoup changé depuis. C’est bien d’une révolution citoyenne dont nous avons besoin.
La conseillère municipale communiste, Anna Zajac en présentant la demande d’aide devant l’assemblée avait pourtant bien insisté sur le scandale manifeste que représente le cas des sodimédical.
Dernier épisode en date, le million d’euros brandi par l’avocat du patron voyou pour ne pas être placé en redressement judiciaire. Seulement en procédure de sauvegarde afin de se soustraire à l’obligation de payer les salaires, des ouvrières qui en sont privés depuis six mois.
Pure escroquerie ! Pas du tout.
Philippe Beury, élu Modem s’est opposé au versement d’une aide au prétexte que ce n’était pas un problème troyen et que c’était la porte ouverte à d’autres demandes de salariés… Sans commentaire.
Marc Bret, ex-élu socialiste, aujourd’hui maire-adjoint de F. Baroin, estime qu’il n’est pas possible « d'utiliser l'argent des Troyens dans ce dossier alors que c'est à la justice de se prononcer ». Parfaite langue de bois.
Anna Zajac lui a opposé que ce même conseil avait voté des aides en soutien à des populations victimes de catastrophes dans le monde. Aujourd’hui, les victimes sont dans notre département.
François Baroin, maire, ministre des finances de l’Economie et de l’Industrie, remarquable par sa non intervention sur ce dossier, a essayé de démontrer qu’en fait les salariés étaient responsables du non paiement de leurs salaires et de la situation actuelle.
Bref, seuls huit élus, dont les cinq de gauche, ont voté pour l’attribution d’une aide exceptionnelle. Tous les autres, se sont cachés derrière leur béret.
JP CORNEVIN
Mes réunions publiques de la semaine :
Mardi 22 mai : Bouilly : 18h 30 - Mairie
Mercredi 23 mai : Auxon : 18h 30 - Mairie
Jeudi 24 mai : table ronde publique organisée par l'UDAF 19h30 auditorium du musée d'Art moderne de Troyes
Vendredi 25 mai : Présentation à la presse en présence d'une partie de l'équipe de campagne - 11 h local de campagne - 22 avenue Anatole France - Troyes
Vendredi 25 mai : quartier des chartreux - Le Banian - 18h 30